Votre entreprise est-elle devenue une chaise ?
8 salariés sur 10 finissent leur journée fatigués ou tendus. Même ceux qui font du sport. La cause n'est pas le manque de volonté : c'est la façon dont la journée de travail est organisée. Et ça, c'est l'entreprise qui le décide.
Dans l'étude complète, gratuite : ce qui fatigue vos équipes, et 4 gestes simples pour que ça change. Dont 3 qui ne coûtent rien.
Lire l'étude complète ↓Pourquoi une chaise ?
Une journée de travail assise tient comme une chaise : grâce à cinq pièces. On les a démontées une par une, pour voir ce qui vous garde assis.
| Pièce | Dans la chaise | Dans votre journée |
|---|---|---|
| A | L'assise | Le temps passé assis sans se lever |
| B | Les roulettes | Le sport |
| C | Le dossier | La permission de se lever |
| D | Les accoudoirs | Les initiatives de l'entreprise |
| E | Le piètement | Ce que les salariés demandent |
Une étude EGYM Wellpass, relue par trois partenaires experts : MindDay (santé mentale), MoveBreak (pauses actives au bureau) et Lucis Life (prévention santé). 3 316 répondants, dont 520 RH, dirigeants, office managers et élus CSE, du 3 au 29 septembre 2026.
Comment on a compté
Un test en ligne de 3 minutes, diffusé auprès des utilisateurs Wellpass, sur LinkedIn et par nos partenaires. 3 360 réponses reçues, 3 316 retenues après dédoublonnage. 79 % travaillent principalement devant un écran, 81 % font du sport chaque semaine, 64 % sont des femmes. Ce n'est pas la France qui travaille. C'est une photo nette de celle qui a un bureau, un agenda et une chaise. Les croisements décrivent des associations, pas des causes. Quand on compare des populations, on les compare à journée égale : entre personnes travaillant sur écran, tranche d'âge par tranche d'âge.
La version courte.
Personne n'a le temps de lire une étude. Voici ce que celle-ci dit, en cinq idées. Chacune tient en une phrase que vous pourrez répéter en réunion. Le reste de la page montre d'où elles viennent.
Le corps ne compte pas que les heures. Il compte les fois où vous vous levez.
Dans nos réponses, la part de journées qui finissent fatiguées ou tendues passe de 47 % à 75 % dès que le plus long moment assis dépasse 45 minutes. À 1 h 30, 85 %. Ensuite la courbe est plate : le dommage est fait. Quatre heures mal découpées coûtent autant que huit heures fractionnées. La réunion de 14 h, c'est ça.
Le sport protège. L'entreprise décide combien.
Trois séances par semaine retirent 5 points de fatigue dans une entreprise où rien n'est prévu pour bouger. Dans une entreprise qui bouge, les mêmes séances en retirent 11. Mêmes efforts, rendement doublé. La séance de 19 h est réelle. Elle travaille juste mieux quand la journée la laisse faire.
Personne n'interdit de se lever. Personne ne le fait.
82 % des répondants peuvent se lever au moins une fois par heure. 57 % d'entre eux restent quand même assis plus d'une heure et demie d'affilée. Ce qui change le geste, ce n'est pas la règle : 38 % de blocs longs quand l'entreprise encourage à bouger, 66 % quand rien n'est prévu. Même permission, pas le même exemple.
Une initiative qui ne vit pas ne fait pas mieux que rien.
L'affiche dans l'ascenseur, le challenge de janvier, le bureau assis-debout dont personne ne se lève. Les salariés qui ont « des initiatives qui vivent peu » finissent la journée fatigués ou tendus à 89 %. Ceux qui n'ont rien du tout, à 85 %. L'affiche ne fait pas rien. Elle rappelle chaque matin que rien ne s'est passé.
Le COMEX et l'open space ne demandent pas la même chose.
Les dirigeants veulent des réunions debout ou en marchant (49 %, sur 156 réponses : une tendance). Les salariés veulent une offre sport cofinancée autant que des réunions debout (32 % chacune), et une permission de bouger (22 %). Les deux ont raison. Ils ne sont pas dans la même réunion. Et celui qui tient l'agenda décide pour tout le monde.
Un répondant sur quatre vit une journée qui cumule les trois contraintes : des blocs longs, pas de transition, aucun dispositif qui vive. On appelle ça la sédentarité imposée. 91 % d'entre eux finissent la journée fatigués ou tendus, contre 58 % sans aucune contrainte. Aucune des trois n'est un choix du salarié. Et c'est réversible, parce que ce qui l'impose peut la défaire. La suite de cette page montre comment, pièce par pièce.
Chaque idée a son étape, ses croisements et ce que l'entreprise décide. C'est la notice complète, juste en dessous.
Un chiffre par partie. Le détail s'ouvre avec votre email.
finissent la journée fatigués quand ils restent assis plus d'1 h 30 sans se lever.
des sportifs réguliers restent quand même assis 6 heures ou plus par jour.
restent assis plus d'1 h 30 sans se lever. Alors qu'ils en ont le droit.
sont fatigués quand l'entreprise propose des initiatives que personne n'utilise. Plus que là où il n'y a rien.
des dirigeants veulent des réunions debout.
des femmes ont des tensions en fin de journée. Contre 54 % des hommes.
ont relu l'étude : psychiatre, ostéopathe, médecin, coach santé.
Toutes les questions, avec tous les chiffres.
C'est ouvert.
Le démontage complet commence juste en dessous, à l'étape 1. Les trois autres documents sont débloqués dans la navigation, et ce qui concerne votre fonction s'ouvrira en premier.
finissent la journée fatigués quand ils restent assis plus d'1 h 30 sans se lever.
des sportifs réguliers restent quand même assis 6 heures ou plus par jour.
restent assis plus d'1 h 30 sans se lever. Alors qu'ils en ont le droit.
sont fatigués quand l'entreprise propose des initiatives que personne n'utilise. Plus que là où il n'y a rien.
des dirigeants veulent des réunions debout.
des femmes ont des tensions en fin de journée. Contre 54 % des hommes.
ont relu l'étude : psychiatre, ostéopathe, médecin, coach santé.
Toutes les questions, avec tous les chiffres.
La réunion de 14 h était prévue pour une heure. Il est 15 h 40. Quelqu'un dit « on termine sur ce point » pour la troisième fois. Vous avez changé de position quatre fois sur la même chaise. Personne ne s'est levé. Ce n'était pas une longue journée. C'était une longue réunion.
Soulevez l'assise
des répondants passent 6 heures ou plus assis par jour de travail. C'est le chiffre que tout le monde cite. Il ne dit presque rien : le total n'est pas ce que le corps compte.
Le corps ne compte pas en heures. Il compte en blocs.
On a rangé les 3 316 répondants selon leur plus long moment assis sans se lever. Puis on a regardé combien finissent la journée fatigués ou tendus.
Chaque point, c'est un groupe de répondants. À gauche, ceux qui ne restent jamais assis plus de 45 minutes d'affilée : 47 % finissent la journée fatigués ou tendus. Dès que le bloc dépasse 45 minutes, on passe à 75 %. Au-delà d'1 h 30, 85 %, et ça ne monte presque plus : le dommage est fait. Un tiers des répondants dépassent 2 heures d'affilée. Deux sur trois dépassent 1 h 30. Autrement dit : la réunion de 14 h.
Deux profils opposés, même mesure : combien finissent la journée fatigués ou tendus.
Quatre heures mal découpées coûtent autant que huit heures fractionnées. Et moins de 4 h sans bloc long : 43 %. Il ne faut pas compter que les heures. Il faut compter les fois où l'on se lève.
S'asseoir n'est pas dangereux. Ne pas se relever l'est. Et le seuil, d'après 3 316 journées, se situe autour de 45 minutes. C'est moins qu'une réunion d'une heure. Ce n'est pas un hasard : la plupart des blocs longs ne sont pas des choix, ce sont des invitations dans un agenda.
La durée par défaut d'une réunion dans l'outil d'agenda. 45 minutes au lieu de 60, c'est un réglage, pas un programme. Et une règle simple pour celles qui débordent : au-delà de 45 minutes, on se lève, même une minute, même mal.
19 h 10. Vous poussez la porte de la salle. Le sac était dans la voiture depuis ce matin, vous avez failli renoncer deux fois. Une heure plus tard, vous ressortez avec l'impression d'avoir rattrapé la journée. La journée, elle, a duré neuf heures. Vous l'avez passée assis.
Dévissez les roulettes
des répondants font du sport au moins une fois par semaine. 43 % trois fois ou plus. Et ça se voit : les sportifs à trois séances terminent moins souvent leur journée en fatigue (74 % contre 83 % pour une à deux séances) et annulent moins leur mouvement prévu (45 % contre 57 %). Mais 69 % d'entre eux passent quand même 6 heures ou plus assis chaque jour. Le sport ne raccourcit pas vos réunions.
Le sport protège. L'entreprise décide combien.
Quatre profils. Une seule mesure : la part de journées qui finissent avec de la fatigue ou des tensions.
Là où l'entreprise encourage à bouger, trois séances par semaine font passer la fatigue de 64 % à 53 %, onze points. Là où rien n'est prévu, de 87 % à 82 %, cinq points. Mêmes séances, rendement doublé quand la journée les laisse faire.
Pour un sportif, passer d'une entreprise où rien n'est prévu à une entreprise qui bouge, c'est de 82 % à 53 %, vingt-neuf points. Pour un non-sportif, de 87 % à 64 %, vingt-trois points. Des points sur lesquels le salarié n'a pas la main. C'est l'entreprise qui décide combien le sport rend. Et la diagonale ? Elle ne dit pas que l'un remplace l'autre : la meilleure case est celle où les deux sont réunis.
Bases 256, 593, 115 et 249 répondants. Les mêmes profils ont aussi plus ou moins de blocs assis longs (39 %, 68 %, 34 %, 72 %) : le détail est dans la fiche technique, question 4.
Un sportif à trois séances par semaine termine sa journée en fatigue ou tensions dans 71 % des cas quand ses blocs assis restent sous 2 heures. Dans 82 % des cas quand un bloc dépasse 2 heures. Mêmes séances, onze points d'écart. Ce n'est pas le sport qui a changé, c'est l'agenda.
La sédentarité n'est pas le contraire du sport. C'est le temps passé assis entre deux séances, et le corps ne fait pas la moyenne. La séance de 19 h est réelle, elle protège, nos experts le répètent dans le rapport : c'est la prévention la mieux démontrée qui existe. Ce que cette étude ajoute, c'est qu'elle ne travaille pas seule. Elle rend deux fois plus quand l'entreprise lui laisse la place dans la journée. Une offre sport et un agenda qui la respecte, ce n'est pas un choix entre les deux. C'est le même geste.
Si l'offre sport qu'elle finance a le droit de rendre. Un accès cofinancé dans une journée qui ne laisse ni transition ni permission rend 5 points. Le même accès dans une journée qui bouge en rend 11. L'offre est la même. Le rendement, non.
11 h 05. Vous pourriez vous lever. Rien ne l'interdit, c'est écrit nulle part, et votre manager ne dirait rien. Vous regardez l'open space. Personne n'est debout. Vous ouvrez un autre onglet.
Déposez le dossier
Agrandi, le dossier ressemble beaucoup à un immeuble de bureaux. C'est lui qui décide de la posture de tout le monde, sans jamais se montrer.
disent pouvoir couper l'immobilité deux ou trois minutes au moins une fois par heure. Sur le papier, la pause est permise presque partout.
1. L'écart de permission
Trois chiffres, dans l'ordre. Ce qu'on a le droit de faire, ce qu'on fait, et ce qui change entre les deux.
La permission existe. Le geste, non. Et « souvent » ne suffit pas : ceux qui peuvent se lever « souvent » ont 68 % de blocs longs, ceux qui le peuvent « presque toujours », 45 %. Une permission tacite ne vaut rien. Le test ne pose pas la question du manager ; il mesure l'écart entre une entreprise qui encourage et une qui ne prévoit rien. Notre lecture : seule la permission visible, celle du manager qui se lève le premier, change le geste. C'est la scène de 11 h 05 : personne n'est debout, donc personne ne se lève.
2. La triple peine
Une barre = les 3 316 répondants. À gauche, ceux qui cumulent les trois contraintes d'organisation. À droite, ceux qui n'en ont aucune.
91 % des répondants en triple peine terminent leur journée en fatigue ou tensions, 36 % avec les deux. 58 % chez ceux qui n'ont aucune des trois contraintes, 18 % avec les deux. Trente-trois points d'écart. Aucun des trois critères n'est un choix du salarié : la longueur des blocs, les transitions et les dispositifs sont décidés par l'organisation. C'est la définition chiffrée de ce que cette étude appelle la sédentarité imposée. Elle concerne un répondant sur quatre.
3. Chaque contrainte ajoute sa facture
Trois contraintes que l'organisation décide à votre place : un bloc assis d'1 h 30 ou plus, moins de 5 minutes entre deux blocs, aucun dispositif vivant. On a compté combien chacun en cumule, de zéro à trois. Puis combien finissent la journée fatigués ou tendus.
Une marche = une contrainte de plus dans la journée. Quinze points de fatigue par marche, à peu près. Les annulations de mouvement prévu suivent la même pente : 35 %, 48 %, 52 %, 62 %. Et la pratique sportive baisse à mesure que les contraintes s'empilent (47 % de sportifs à trois séances sans contrainte, 38 % avec les trois) : la journée ne se contente pas de fatiguer, elle grignote aussi la séance.
4. La permission suit la culture
Une seule mesure : la part de répondants qui peuvent se lever « presque toujours », au moins une fois par heure.
La permission n'est pas une règle écrite, c'est une ambiance. Elle double là où l'entreprise la rend visible. Et seul « presque toujours » protège : 20 % de blocs courts chez ceux qui peuvent se lever presque toujours, 4 % chez ceux qui le peuvent « souvent ». Une permission à moitié est une permission refusée. L'étude YouGov × Wellpass le dit autrement : 64 % des salariés lient leur santé au comportement de leur manager.
5. Ce que chacun voit, ce que chacun a
| Dirigeant·es | RH / DRH | Salarié·es | |
|---|---|---|---|
| Voient au moins une réunion qui aurait pu bouger (personnes en réunion) | 82 % | 73 % | 63 % |
| Plus de 10 minutes entre deux blocs | 29 % | 12 % | 22 % |
| « Tout s'enchaîne » | 8 % | 13 % | 11 % |
| Triple peine | 14 % | 30 % | 24 % |
| Zéro contrainte | 24 % | 7 % | 14 % |
Le dirigeant voit la réunion mobile. Le salarié la subit. Et la fonction qui porte la politique bien-être, les RH, est celle qui cumule le plus de contraintes : 30 % en triple peine, 7 % sans aucune. Qui tient l'agenda de ceux qui tiennent l'agenda ?
6. Plus l'agenda serre, plus il soulève vos séances
Part de ceux qui ont annulé du mouvement prévu plusieurs fois ou régulièrement en trois mois, selon le temps réel entre deux blocs.
43 % des répondants ont moins de cinq minutes, ou rien, entre deux blocs. « Tout s'enchaîne », c'est leur expression, pas la nôtre. Quand tout s'enchaîne, 53 % ont un bloc de plus de 2 heures ; avec plus de dix minutes entre deux blocs, 29 %. Et même la permission n'y résiste pas : chez ceux qui peuvent se lever « souvent », les blocs longs passent de 63 % (transitions larges) à 79 % (tout s'enchaîne). Seul « presque toujours » tient, autour de 42 %, quoi qu'il arrive.
La sédentarité au travail n'est pas une somme de choix individuels. C'est le produit d'un agenda : des blocs trop longs, des transitions trop courtes, et une permission que personne n'a écrite parce que personne n'a pensé qu'il fallait l'écrire. Aucune règle interne n'interdit de se lever. Mais une journée qui ne laisse ni le temps ni l'exemple ne laisse pas non plus le geste. Ce que l'entreprise impose, elle peut le défaire. C'est même la seule qui le peut.
Deux choses, et aucune ne coûte un euro. Cinq minutes de transition inscrites par défaut entre deux blocs dans l'outil d'agenda. Et un manager qui se lève le premier, à voix haute, en réunion : la permission existe déjà, il manque quelqu'un pour la rendre visible. Chez Wellpass, ça ressemble à ça : « Je me lève en réunion, je marche en parlant, je fais les cent pas dans le bureau pendant un call. Pas pour me faire remarquer. » Jennifer Sitruk, directrice France et Belgique.
Le challenge a été lancé un lundi de janvier, avec une affiche dans l'ascenseur et un message sur le canal général. Trente-deux inscrits la première semaine. L'affiche est toujours dans l'ascenseur. On est en octobre.
Retirez les accoudoirs
des répondants décrivent une entreprise où rien n'est prévu pour bouger (42 %), ou des initiatives qui existent mais vivent peu (18 %). Seuls 16 % disent que bouger est encouragé et facile.
1. Une initiative qui ne vit pas ne fait pas mieux que rien
On a rangé les répondants selon ce qu'ils disent de leur entreprise, du plus facilitant au moins facilitant. Une seule mesure : combien finissent la journée fatigués ou tendus.
Ce sont les mots des répondants. Votre réponse surligne votre marche ici, et le modèle qui lui correspond dans la gamme.
Plus on va vers la droite, moins l'entreprise facilite le mouvement, et plus la journée finit mal. Sauf une marche : la troisième est plus haute que la quatrième. Les salariés qui ont des initiatives « qui vivent peu » sont les plus fatigués de tous, 89 %, devant ceux qui n'ont rien. L'affiche dans l'ascenseur ne fait pas rien. Elle rappelle chaque matin que rien ne s'est passé. Les blocs assis longs suivent la même pente : 38 % quand bouger est encouragé, 72 % quand rien n'est prévu.
2. Le télétravail n'est pas coupable. Mais chez vous, personne ne vous interrompt.
| Sur site | Hybride | À distance | |
|---|---|---|---|
| Assis 6 h ou plus | 81 % | 82 % | 83 % |
| Plus long bloc : plus de 2 h | 36 % | 36 % | 46 % |
À journée comparable, le lieu ne change rien au volume. Il change la longueur des blocs : à distance, dix points de plus de blocs de plus de deux heures. Le débat n'est pas le retour au bureau. C'est l'agenda, où qu'il se déroule. À distance, la matinée ne compte pas : 25 % des télétravailleurs atteignent leurs 1 000 pas après 14 h (13 % sur site), 30 % ne savent pas (22 %). Le trajet était un déclencheur. Personne ne l'a remplacé.
3. Ceux qui ne comptent pas ne bougent pas
22 % ne savent pas à quelle heure ils atteignent leurs 1 000 premiers pas. Parmi eux, 33 % font du sport trois fois par semaine et 69 % ont des blocs longs.
29 % y sont avant 9 h. Parmi eux, 53 % font du sport trois fois par semaine et 57 % ont des blocs longs.
Mesurer, c'est déjà bouger. Si vous avez fait le test, vous venez de commencer.
Il y a deux conversations à avoir, pas une. La première : mettre en place une offre. La seconde, celle qu'on oublie : la rendre vivante. Une salle partenaire dont personne ne parle, un bureau assis-debout dont on ne se lève jamais, un challenge sans suite. Chaque accoudoir a été posé pour de bonnes raisons. Mis bout à bout, ils dessinent une journée où plus rien n'oblige à bouger, et où plus rien ne le déclenche.
Si son dispositif a un animateur, un rendez-vous et une date de rappel, ou seulement une affiche. Une offre vivante, c'est quelqu'un qui en parle chaque mois, un créneau collectif dans l'agenda, et un déclencheur dans la journée. Sans ça, l'offre existe. Elle ne vit pas.
Au COMEX, quelqu'un propose de faire le point hebdo en marchant. Tout le monde trouve l'idée bonne. Au même moment, deux étages plus bas, quelqu'un demande si l'entreprise pourrait participer à son abonnement. Les deux ont raison. Ils ne sont pas dans la même réunion.
Démontez le piètement
Le piètement, c'est la partie qu'on ne regarde jamais. Il porte tout le reste. On a demandé à 3 316 personnes ce qui, dans leur entreprise, ferait le plus de différence. Deux réponses chacune.
1. On demande ce qu'on n'a pas. Et le COMEX ne demande pas la même chose que l'open space.
| Levier | Dirigeant·es | Salarié·es |
|---|---|---|
| Réunions debout ou en marchant | 49 % | 32 % |
| Offre sport cofinancée | 16 % | 32 % |
| Davantage de temps entre les réunions | 25 % | 15 % |
| Culture managériale qui autorise les pauses | 12 % | 22 % |
Le dirigeant veut changer la forme des réunions, il a la main dessus. Le salarié veut une offre autant que des réunions debout, et une permission. Rien de tout ça ne dépend de lui. Les deux ont raison. Ils ne se parlent pas. Et le dirigeant a le temps : 29 % ont plus de dix minutes entre deux blocs (22 % en moyenne), 8 % seulement enchaînent tout. Pourtant 60 % annulent leur mouvement prévu plusieurs fois ou régulièrement, contre 50 % des salariés. Ce n'est pas le temps qui manque en haut. C'est la priorité. Et ce que le dirigeant s'impose, il l'impose à l'agenda de tous.
2. Un levier par population
27 % demandent une culture qui autorise les pauses
11 % la demandent, et 33 % ne demandent rien
43 % demandent une offre sport cofinancée, 15 % des réunions debout
Il n'y a pas un levier. Il y a un levier par population, et il dépend de ce qu'elle a déjà. Les office managers, eux, demandent des défis collectifs à 34 % : ce sont eux qui font vivre les dispositifs, ils savent ce qui manque.
3. Le verdict collectif
- 17 % Le mouvement garde l'avantage
- 68 % Le match est serré
- 15 % La chaise mène largement
Score moyen : 11,2 sur 24. Pour deux répondants sur trois, le match se joue à peu de chose. C'est la bonne nouvelle de cette étude : la chaise ne mène pas largement. Le match se joue aux points, sur des détails d'organisation. Et un match serré, ça se renverse. Rendez-vous en 2027 pour la deuxième édition.
À la question du départ, qu'est-ce qui décide vraiment combien vous bougez au travail, les répondants répondent en trois mots : du temps, de la permission, une offre. Pas les trois pour tout le monde. Mais pour chacun, celui qui lui manque. Et celui qui manque est presque toujours entre les mains de quelqu'un d'autre : celui qui tient l'agenda.
De mettre les deux réunions dans la même pièce. Le COMEX décide de la forme des réunions et des transitions. Il décide aussi de cofinancer, ou pas, l'offre que l'open space demande deux fois plus que lui. Les deux leviers ne se remplacent pas. Ils se complètent, et le premier conditionne le rendement du second.
Ne remontez pas la chaise à l'identique.
Une entreprise ne se démonte pas pour rester en pièces. Voici les quatre gestes qui remontent une journée, par ordre de coût croissant. Les trois premiers ne coûtent rien et se décident dans un agenda. Le quatrième est cofinancé. Aucun ne demande de volonté aux collaborateurs : c'est précisément le but.
- Changer la durée par défaut des réunions. 45 minutes au lieu de 60, et rendre mobiles celles qui peuvent l'être, en commençant par celles de la direction. C'est le changement le plus demandé de l'étude (33 %), et celui que les dirigeants veulent le plus (49 %). Chez Wellpass, une réunion par semaine se court, à une allure de 7 (sept minutes au kilomètre), pour pouvoir parler en même temps.
Qui décide : la direction, puis chaque organisateur de réunion · Coût : zéro · Quand : lundi, 9 h 02. - Protéger les transitions. Cinq minutes entre deux blocs, inscrites par défaut dans l'agenda, pas laissées à la bonne volonté de chacun. 43 % des répondants ont aujourd'hui moins de cinq minutes, ou rien. Leur mouvement prévu saute plusieurs fois par trimestre à 55 %, 61 % quand tout s'enchaîne, contre 41 % au-delà de dix minutes.
Qui décide : l'administrateur de l'agenda, en une case à cocher · Coût : zéro · Quand : cette semaine. - Donner la permission à voix haute. Le manager qui se lève le premier, la réunion d'équipe qui commence debout, la phrase dite devant tout le monde. À permission égale, c'est l'exemple qui fait passer les blocs longs de 66 % à 38 %.
Qui décide : chaque manager · Coût : zéro · Quand : à la prochaine réunion d'équipe. - Financer un accès au sport, et le faire vivre. 30 % des répondants le demandent, 43 % chez ceux qui ne font pas de sport : ce sont eux que l'offre va chercher. Une offre qui vit, c'est une offre dont on parle, qu'on relance, qu'on rend facile d'accès. Elle rend deux fois plus dans une entreprise que ses salariés décrivent comme encourageant le mouvement. C'est ce que les trois premiers gestes construisent.
Qui décide : la direction et les RH · Coût : cofinancé · Quand : ce trimestre.
Nos quatre gestes recoupent deux grilles déjà publiées par Wellpass et ses partenaires. Les trois leviers du livre « La chaise tue », d'Alexandre Dana : changer les espaces, les rythmes, la culture. Avec une mise en garde utile : offrir un baby-foot ne lutte pas contre la sédentarité. Les quatre niveaux du playbook Lucis × Wellpass : communiquer, libérer du temps et de l'espace, donner la connaissance, porter par le management. Le premier est le plus rentable de la liste : 21 % des salariés ignorent ce que leur entreprise propose, et la cible est de passer sous 5 %. Et Pontevedra, en Espagne, qui a retiré les voitures de son centre-ville : +70 % de déplacements à pied. Ce n'est pas l'individu qui a changé. C'est l'environnement.
Enquête auprès de 3 209 membres Wellpass en France (septembre 2026) et étude ROI 2026 auprès de 2 071 membres et 786 non-utilisateurs. Ce sont nos chiffres, sur nos membres : ils disent ce qu'une offre cofinancée fait quand elle est utilisée.
EGYM Wellpass, c'est la plateforme de sport et de bien-être des salariés : un seul abonnement, cofinancé par l'employeur, des milliers de salles, studios et activités partout en France. Nos experts accompagnent les entreprises qui veulent que leur offre vive.
Vingt minutes avec un expert Wellpass pour regarder ce que donneraient les quatre gestes chez vous, et ce qu'une offre sport qui vit changerait. Pas de démo forcée, pas de relance. Le test reste ouvert : envoyez-le à vos équipes, chacun reçoit son verdict en 3 minutes.
Vous n'êtes pas RH ? Transférer la notice à la personne qui tient l'agenda de votre entreprise.
Élu·e CSE ? Les trois premiers gestes se demandent en réunion CSE. Le quatrième se négocie.
Les douze fiches, question par question, bases affichées, diagnostic par fonction. Les chiffres sont là. Le sens est dans le document suivant.
Ouvrir la fiche technique →Cinq experts ont relu la notice.
| Expert | Ce qu'il a retenu |
|---|---|
| Dr Hervé Montes · psychiatre, directeur scientifique de MindDay | « La fatigue fantôme. » |
| Alexandre Brossard · ostéopathe D.O., cofondateur de MoveBreak | « Ce n'est pas leur chaise qui les abîme. C'est qu'ils ne s'en lèvent jamais. » |
| Anaïs Gautron · coach de santé féminine, Lucis Life | « Ne réduisez pas le mouvement au poids, aux calories ou au nombre de pas. » |
| Dr Eugenia Rodriguez · médecin, médecine préventive, sport et nutrition, Lucis Life | « Le corps a de la mémoire. » |
| Jennifer Sitruk · directrice France et Belgique, EGYM Wellpass | « Personne n'a pensé la journée de travail pour un corps qui bouge. » |
Votre email, et vous saurez quoi changer dans votre entreprise.
- Où vous en êtes : les chiffres de votre métier (RH, dirigeant, salarié).
- Quoi faire lundi : 4 gestes pour faire bouger vos équipes. 3 sont gratuits.
- De quoi convaincre : les chiffres à montrer à votre direction, et à citer dans votre DUERP.
- L'avis de 5 experts santé : psychiatre, ostéopathe, médecin, coach.